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Histoire (2/11) : Une vallée enclavée


La « voie Régordane » que nous avons évoquée à la page précédente fut empruntée par les troupeaux des transhumances ; elle fut la voie collectrice de Jalcreste, le chemin des Francs après Clovis (500 après Jésus Christ), puis plus tard encore le « Grand Chemin Royal d’Alais al Perayret ».

Les « drailles », du mot occitan dralha qui signifie « piste », permettaient depuis plusieurs millénaires au cheptel ovin des plaines du Languedoc de rejoindre les pâturages des Causses et du Gévaudan pour l’été. Ces voies étaient un facteur d’échanges culturels entre les plaines et la montagne. Les vestiges préhistoriques que l’on trouve le long de leur parcours rendent compte de leur ancienneté.

La route royale d’Alès à Mende, via Mandajors (hameau de la commune de Saint-Paul) et Le Peyreret (sur la commune de Saint-Etienne-Vallée-Française), est mentionnée dans le compoix (cadastre) de Saint-Paul-la-Coste de 1588.

En 1758, Monseigneur de Beauteville, Evêque d'Alès obtint des Etats du Languedoc l'ouverture de la route actuelle.

Sur le cadastre napoléonien (1837), on perçoit ainsi l’armature de chemins qui deviendra le réseau des routes départementales (D160, D172 et D206) d’aujourd’hui.

Ce relatif enclavement de la vallée, qui persiste encore aujourd’hui, a eu le mérite de protéger son caractère naturel.

Sur la « draille »    

Sur la « draille »


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